• Valorisation durable des ressources naturelles

Gestion participative de la forêt communautaire d’Oku par la régénération des forêts et l’apiculture pour l’amélioration des moyens de subsistance

ICON/BTN/arrow/2/arrow-down Created with Sketch. Gestion participative de la forêt communautaire d’Oku par la régénération des forêts et l’apiculture pour l’amélioration des moyens de subsistance

Le projet intervient dans la Forêt Communautaire d’Oku (FCO, 3000 ha), à 3h de voiture de Bamenda, chef-lieu de la région Nord-Ouest du Cameroun et à 500 km de la capitale Yaoundé.

La FCO fait partie du complexe forestier du Kilum-Ijim (20.000 ha), qui a donné le nom à la première forêt communautaire créée par Birdlife en 1987, incluant le Mont Oku, qui s’élève à 3011m et représente le deuxième sommet d’Afrique occidentale.

 

Ces forêts montagneuses entrelacées de prairies sont très riches en biodiversité, en particulier ornithologique (le Touraco de Bannerman, endémique de la région, est classé en danger selon la liste rouge de l’UICN), menacée par l’extension des terres agricoles et surtout par les feux de brousse provoqués par la récolte du miel sauvage et les déboisements. Elles appartiennent statutairement aux communautés et sont gérées par des entités appelées Forest Management Institutions (FMI), constituées d’élus, qui font respecter les usages prévus par la législation, notamment ceux relatifs à la collecte des produits forestiers non ligneux, très prisés dans la région. Dans la FCO, les FMI ont été suspendues en 2011 à cause de détournements d’argent issu de l’exploitation du Prunus Africana.

Cam Gew souhaite poursuivre une partie du travail fait par Birdlife entre 1987 et 2003 et par d’autres projets comme celui de la Banque Mondiale jusqu’en 2012, en promouvant la valorisation des produits forestiers non ligneux, spécifiquement le miel de la région qui est renommé et fait l’objet d’une appellation et le Prunus africana qui est surexploité au Cameroun en raison de sa grande valeur économique (l’écorce est vendue aux laboratoires pour le traitement du cancer de la prostate). Sur le volet apiculture, une fois les ruches construites, elles seront déplacées plus bas dans la vallée, où l’écosystème se prête mieux à leur colonisation par les abeilles ; afin de sécuriser le terrain où elles seront implantées, Cam Gew signera des contrats d’entente avec les propriétaires de ces sites. Ensuite, les ruches colonisées seront ramenées dans la FCO où elles seront prises en charge par les groupes cibles de la communauté directement ciblés par le projet.

A l’issue de ce projet de 15 mois il y aura 100 ruches dans la FCO qui produisent du miel, 50 ruches dans la vallée colonisées mais qui – à cause de la saison – n’auront pas été transportées dans la FCO et 50 ruches fabriquées et installées dans la vallée mais pas encore colonisées.

L’éducation environnementale sera également développée dans le cadre du présent projet, tout comme le reboisement participatif du Prunus Africana.

Par ailleurs, afin de sécuriser l’appropriation du projet par la FMI structure gestionnaire de la FCO concernée par les plantations de Prunus (sur les 6 qui couvrent la FCO), un accord préalable a été signé entre CAMGEW et cette structure.

Le projet cible 36 villages situés sur les 3.000 ha de forêt, un sanctuaire de plantes et le Lac Oku. 120 personnes regroupées en 30-40 groupes seront formées à l’apiculture et 80 personnes seront impliquées dans les activités de reboisement.