• Amélioration de la gouvernance territoriale
  • Lutte anti-braconnage

Contribuer à la conservation de la forêt d’Ebo grâce à l’implication des systèmes traditionnels

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La forêt d’Ebo est un hotspot clé de la biodiversité avec de nombreuses espèces menacées de plantes et d’animaux enregistrées. En effet, une population saine de chimpanzés du Nigeria-Cameroun (Pan troglydtes ellioti) estimée à environ 700 individus se trouve à l’intérieur de ses frontières. Parmi ces chimpanzés se trouve la seule population à l’est de la Côte d’Ivoire connue pour utiliser des outils pour casser des noix. En 2002, une nouvelle population de gorilles a été découverte dans la forêt d’Ebo, à moins de 100 km au nord du fleuve Sanaga. La forêt d’Ebo abrite également des éléphants (Loxodonta cyclotis) et neuf autres primates diurnes, y compris des espèces importantes en grave déclin ailleurs comme les drills (Mandrillus leacophaeus) et le colobe rouge de Preuss (Piliocolobus preussi). La forêt d’Ebo est également riche en diversité florale avec la présence de Pallisota ebo endémique et menacé d’extinction, une nouvelle espèce de plante découverte par un chercheur de l’herbier national et des jardins de Kew.

La biodiversité de la forêt d’Ebo est à haut risque en raison de l’énorme menace des braconniers et autres trafiquants d’espèces sauvages qui constituent plus de 60% de la population des communautés de Ndobong et Ebo. La disponibilité d’un marché pour la viande de brousse à Douala et l’application inefficace des lois ont créé des conditions favorables pour que les braconniers et les trafiquants d’espèces sauvages opèrent en toute impunité. 

En plus de cela, la forêt d’Ebo a été envisagée pour de nombreuses options par le gouvernement du Cameroun, la dernière en date étant de céder la forêt à l’exploitation forestière par le ministère des Forêts et de la Faune, une option fortement critiquée par les acteurs de la conservation et le communautés locales avec la présidence du Cameroun qui a finalement suspendu le processus. Compte tenu de la situation actuelle, l’option de conservation communautaire s’impose comme la seule alternative viable. Ce projet promeut les systèmes traditionnels, les pratiques et les connaissances dans la conservation de la forêt d’Ebo en élaborant et en mettant en œuvre des règlements communautaires tout en soutenant les communautés locales dans les activités forestières génératrices de revenus.