• Lutte contre les changements climatiques

Valorisation de la jacinthe d’eau du lac Nokoue par le compostage

ICON/BTN/arrow/2/arrow-down Created with Sketch. Valorisation de la jacinthe d’eau du lac Nokoue par le compostage

ACED est une petite organisation formée de jeunes ingénieurs béninois.

La jacinthe d’eau (Eichhornia crassipes), qui figure dans la liste des 100 espèces les plus invasives au monde, prolifère dangereusement dans les eaux du Lac Nokoué, site RAMSAR d’importance internationale, au point de recouvrir la quasi-totalité de sa surface en période de crue. Outre le fait qu’elle obstrue les voies de communication et paralyse les activités de pêche, sa présence provoque une très forte eutrophisation du milieu et une anoxie fatale aux communautés halieutiques dont dépendent plus de 150 espèces d’oiseaux et une grande partie de l’économie de la région (le lac Nokoué est considéré comme le lac le plus productif d’Afrique de l’Ouest). Si elle pompe les nitrates excédentaires de l’eau, elle s’oppose par contre à la désinfection naturelle de l’eau par les UV dans un lac déjà très impacté par les déchets fécaux générés par la cité lacustre de Ganvié et dégage de fortes émissions de méthane lorsqu’elle se décompose dans les sédiments lacustres.

Avec l’appui de GEVALOR, ACED propose un projet visant à réduire l’envahissement de cette espèce et limiter ainsi les émissions de GES au travers de sa valorisation économique. De manière spécifique le projet envisage de valoriser la jacinthe d’eau en compost et artisanat, activités à plus forte valeur ajoutée que la pêche, qui devraient inciter plus largement les riverains à la ramasser. Il devrait permettre également de valoriser sur le marché du carbone l’évitement d’émissions de méthane liées au compostage en milieu aérobie de la jacinthe, ce qui en fera un projet innovant et, si concluant, précurseur et duplicable à condition que les réductions d’émissions de GES espérées par le projet soient validées par Gold Standard.

 

Environ 200 personnes bénéficieront directement du projet (144 agriculteurs et 50 femmes) et 100 000 personnes indirectement (pêcheurs et utilisateurs du plan d’eau).