• Valorisation durable des ressources naturelles

Régénération et valorisation des produits forestiers non ligneux par les femmes

ICON/BTN/arrow/2/arrow-down Created with Sketch. Régénération et valorisation des produits forestiers non ligneux par les femmes

Le projet sera réalisé dans la Réserve de Biosphère du Dja (RBD, 526 000 ha) dans la région de l’Est-Cameroun, au sein du Paysage TRIDOM (Tri-national Dja Odzala-Minkébé) et plus précisément dans l’arrondissement de Lomié, à environ 8h de voiture de Yaoundé et à 2h de la ville de Yokadouma, où se trouve le siège d’AAFEBEN.

La RBD, avec sa diversité importante de primates, d’éléphants, de buffles de forêt et de nombreuses autres espèces telles que céphalophes, sitatungas, bongo, etc., est menacée à l’intérieur et à sa périphérie par des activités d’extraction minière (cobalt, nickel, or, diamants), des plantations d’hévéa, et de grands chantiers d’infrastructures en cours de réalisation (barrage, chemin de fer).

Les communautés n’ont, par ailleurs, pas les capacités à gérer durablement leurs ressources naturelles et coupent les arbres au lieu de collecter les parties exploitables. Elles dégagent une faible plus-value en vendant la matière première non transformée et vendent à bas prix, parce que tout un réseau d’intermédiaires intervient dans la filière.

Le projet a pour cible 10 forêts communautaires (ZIENGA-MELEME, AVILSO, GIC ECONOME, KOBAKA, COVINCO I, COBANCO, LABISSOMA, KOBAKAM, CFD5, BIGONGOL) situées à la périphérie de la réserve et appartenant à un regroupement appelé REFOCOD. L’objectif est de valoriser les produits forestiers non ligneux (PFNL, tels que djansang, mangue sauvage, cola, moabi, gnetum africana) qui peuvent apporter des revenus importants aux populations à travers la promotion de leur gestion durable, leur transformation et commercialisation.

350 femmes baka (ethnie pygmée) et bantoues vivant dans 10 FC situées en périphérie directe de la RBD seront les bénéficiaires directes. Chacune d’entre elles ayant en charge environ 7-8 personnes, on peut estimer les bénéficiaires indirects à environ 2 800 personnes.