• Sauvegarde des espèces menacées

Gestion des grands singes et des agro-forêts à la périphérie de la Réserve de Biosphère du Dja

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La Réserve de Biosphère du Dja (RBD) (patrimoine mondial de l’Unesco), est la plus grande réserve au Cameroun (526 000 hectares). C’est une forêt du domaine privé de l’Etat Camerounais, classée Unité Technique Opérationnelle (UTO) de 1ère Catégorie et elle est composée d’un écosystème riche et varié qui témoigne de l’évolution écologique en cours dans ce type de milieu. Plus de 109 espèces de mammifères (gorilles de plaines, chimpanzés, éléphants de forêt, etc.), 360 espèces d’oiseaux et 62 espèces de poissons vivent à l’intérieur de l’AP.

 

La RBD comporte également une importante diversité ethnique (Badjoué, Nzimé, Djem, Baka, Bulu, Fang, Kaka) et le statut de Réserve de Biosphère montre l’importance d’associer les communautés tout autour de l’AP et de prendre en considération les aspects de développement économique dans la mise en œuvre des actions de conservation.

 

Les problèmes que le projet cherche à résoudre sont :

  • La valorisation non durable et peu productive des ressources naturelles de la zone (agriculture sur brulis et braconnage, y compris des grands singes), entrainant perte de biodiversité, déforestation et ne résolvant pas les problèmes de développement socio-économiques et de pauvreté observés dans la zone.
  • Le manque d’information sur les grands singes de la zone, leur socio-écologie, et l’inexistence d’un plan de gestion local[1] des grands singes qui intègre la perception des grands singes par les communautés.

Pour répondre à ces enjeux, une des solutions proposées par le projet est de montrer aux cacaoculteurs que les grands singes font partie de leur environnement et peuvent avoir une valeur ajoutée, notamment concernant la production et la commercialisation du cacao et des autres PFNL. Les marchés préférentiels voudront acquérir du cacao issu des producteurs dont les activités contribuent à la protection des espèces emblématiques comme les grands singes. Le projet cherche ainsi à s’attaquer progressivement aux problèmes de conflits homme-animal de la zone d’intervention et à aller plus loin dans le changement de perception des parties prenantes quant à l’intérêt de la présence des grands signes dans la zone.

 

L’objectif principal du projet est de contribuer à la protection de la biodiversité de la RBD et de sa périphérie. Ce projet s’inscrit dans un programme global : « Grands Singes d’Afrique Centrale du PPI » (PPI-GSAC) qui est une initiative conjointe développée par 6 Organisations de la Société Civile africaines, partenaires du PPI en Afrique Centrale dont l’objectif est la mise en commun de leurs expériences et d’un programme d’actions. La zone d’intervention du projet couvre une superficie totale d’environ 32 000 ha.

[1] Un plan d’aménagement existe au niveau de la RBD. Cependant, il n’intègre pas les problématiques et les populations locales.

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