• Valorisation durable des ressources naturelles

Développement d’Agrosystèmes durables en zone riveraine du Parc national Taï 

ICON/BTN/arrow/2/arrow-down Created with Sketch. Développement d’Agrosystèmes durables en zone riveraine du Parc national Taï 
  • Bénéficiaire Conservation Taï
  • Montant du projet € 64 194
  • Subventions FFEM € 29 413
  • État du projet en cours

Le Parc national de Taï (PNT), situé au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, est la plus grande forêt tropicale primaire d’Afrique de l’Ouest sous protection avec une superficie de 536 017 ha d’un seul tenant. Il a intégré le réseau des Réserves de Biosphère en 1978 et fait également partie des sites naturels inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial depuis 1982. Environ 1 300 espèces de plantes vasculaires ont été répertoriées dans le parc, dont environ 12% sont endémiques (Adou et al., 2005). Quant à la faune, le PNT est un site prioritaire pour la conservation des primates en Afrique avec 11 espèces présentes. Les espèces les plus menacées sont (EN) le Céphalophe de Jentink (Cephalophus jentinki, EN), l’Hippopotame Pigmée (Choeropsis liberiensis, EN) et le Chimpanzé (Pan troglodytes verus, CR).

 

La zone du projet, tout comme l’ensemble de la périphérie du parc enregistre de vastes étendues de plantations agricoles de cacao, de palmier à huile et d’hévéa. Les cultures de rente constituent la base de l’économie locale relevant ainsi une absence de diversification des spéculations et d’intensification écologique. Les contaminations chimiques vers le parc liées à l’utilisation des intrants pour la culture du cacao constituent une menace certaine sur sa biodiversité remarquable. Les autres menaces sont le braconnage des espèces, l’orpaillage et les prélèvements de produits forestiers non ligneux.

 

Créée en 2002, l’ONG Conservation Taï a pour mission, l’appui à la gestion durable du PNT à travers la coordination et l’harmonisation des interventions et initiatives des populations riveraines dans le domaine du développement local. Conservation Taï mène depuis 2015 un projet d’agroforesterie dans la périphérie nord-est du parc avec l’appui du Small Grants Programme du GEF. Les succès enregistrés dans cette initiative lui ont permis de bénéficier en 2017 d’un soutien financier de la GIZ pour étendre cette action à l’échelle de toute la périphérie du PNT. A ce jour, ce sont près 34 000 plants de fruitiers qui ont été produits au bénéfice des producteurs pour l’enrichissement de leurs exploitations cacaoyères.

L’objectif général du projet est de renforcer la protection du PNT à travers la promotion d’agrosystèmes durables dans 8 villages du nord-est de la zone périphérique afin de garantir la durabilité des plantations et d’améliorer les revenus des producteurs, membres de la coopérative Agricole Benianye de Buyo (CABB). Le projet sera mené en partenariat avec l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR).