• Conservation des écosystèmes

Gestion des aires protégées sensibles au climat (CLISPAM) pour les moyens de subsistances locaux et la conservation de la biodiversité

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Le parc national de Korup (KNP) est l’un des premiers et des plus divers parcs de forêt tropicale du Cameroun situé dans la région du sud-ouest du Cameroun d’une superficie de 126 000 hectares. Le KNP est contigu au parc national de Cross River au Nigéria à l’ouest, pour lequel la coopération transfrontalière est en cours avec les efforts récents pour la création d’un statut de réserve de biosphère. Le KNP abrite 25% de toutes les espèces de primates africains et forme le plus grand bloc restant de forêts pluviales atlantiques des basses terres généralement reconnu comme un site important et irremplaçable pour la conservation des primates africains et une zone de conservation prioritaire pour le Drill (Mandrillus leucophaeus, EN), le colobe rouge de Preuss (Piliocolobus preussi, CR) et le chimpanzé du Nigéria-Cameroun (Pan troglodytes ssp. Ellioti, EN).

Le parc est géré par un plan de zonage approuvé comprenant une zone de conservation centrale (90 000 ha), des zones écologiques fragiles (6 000 ha), une zone d’accès limité (18 500 ha) et la nouvelle zone utilisateur permanente (PUZ) (12 500 Ha). Les zones PUZ seront des enclaves permanentes avec des limites matérialisées mais un statut déclassifié à l’intérieur du parc qui permet aux communautés de mener et d’étendre leurs activités de subsistance normales telles que l’agriculture sur brûlis et les cultures de rente, l’exploitation forestière domestique et la collecte des PFNL.

Les principales menaces qui pèsent sur le KNP et sa biodiversité sont le braconnage, la conversion de l’habitat, la fragmentation et la dégradation des écosystèmes en raison de l’expansion agricole, de la récolte de bois de feu et de l’exploitation forestière illégale. Des techniques de récolte non durables, un accès médiocre et irrégulier à certains PFNL dans certaines communautés, des prix instables et l’absence de stockage et des mesures standard continuent de nuire à l’activité des PFNL dans la région et ne font qu’augmenter la pression sur la ressource.

Il y a 5 villages situés directement à l’intérieur du KNP totalisant environ 1 500 habitants et 27 autres dans une zone périphérique de 3 km. Le projet concentrera ses interventions dans 12 communautés pilotes (7 villages hors parc et 5 villages à l’intérieur du parc avec une PUZ).

La Korup Rainforest Conservation Society (KRCS) a été créée en 2009 pour mobiliser la population locale dans la recherche et les actions de conservation, lutter contre le changement climatique à travers la promotion de l’éducation à la conservation et promouvoir des initiatives visant à améliorer les moyens de subsistance locaux autour du KNP.

CLISPAM est une nouvelle approche qui cherche à intégrer des solutions participatives, fondées sur la nature et liées aux moyens de subsistance pour faire face aux menaces croissantes pesant sur les espèces en voie de disparition et améliorer les moyens de subsistance dans le but ultime d’accroître la résilience des communautés locales et des écosystèmes forestiers adjacents. Les objectifs spécifiques sont de revégétaliser les terres et les fermes communautaires dégradées, de diversifier les sources de revenus et de protéines dans les communautés locales, d’augmenter la participation locale aux efforts de gouvernance, de conservation et d’adaptation au changement climatique des aires protégées et d’établir un système efficace de suivi et d’évaluation pour le projet CLISPAM.