• Sauvegarde des espèces menacées

Appui à la conservation de Gorilles de Grauer du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB) par des actions communautaires à la périphérie du Parc

ICON/BTN/arrow/2/arrow-down Created with Sketch. Appui à la conservation de Gorilles de Grauer du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB) par des actions communautaires à la périphérie du Parc
  • Bénéficiaire Primate Expertise
  • Montant du projet 78 900 €
  • Subventions FFEM 31 388 €
  • État du projet achevé

Le PNKB abrite une grande diversité biologique aussi bien en termes faunique, floristique, que de diversité d’écosystèmes. Des espèces emblématiques et souvent endémiques y vivent, dont le célèbre Gorille de Grauer (Gorilla beringei graueri) et le chimpanzé oriental (Pan troglodytes schweinfurthii). On trouve également à l’intérieur du parc des éléphants de forêt d’Afrique, des paons Congolais, des léopards, des buffles, etc.

 

Le PNKB a été longuement occupé par des groupes armés ayant décimé les ressources fauniques. On estime ainsi qu’entre 1994 et 2015, les gorilles de Grauer ont connu un déclin rapide de leur population, celle-ci chutant de 77%, pour une population estimée à environ 3.800 individus en 2015, avec une diminution des effectifs estimée à environ 5% par an (Plumptre et al., 2016). En 1998, le site est passé sur la liste des sites en péril du patrimoine mondial de l’UNESCO à cause de la forte pression exercée sur ces ressources naturelles et ce, à la suite des guerres à répétition à l’Est du Congo avec la présence de multiples groupes armés dans le Parc engagés dans le braconnage et l’exploitation minière. Les principales menaces qui pèsent sur le parc sont la chasse et le commerce de la viande de brousse, la perte d’habitat, la fragmentation persistante à cause de l’agriculture à la lisière des forêts et le long des routes, ainsi que l’exploitation minière artisanale.

 

Toujours en terme de menaces, les personnes expulsées de la zone au moment de sa création (pour la plupart appartenant à la communauté des pygmées) n’ont jamais été compensées d’une quelconque manière, ce qui est à l’origine de nombreux conflits sur le terrain. Sur le plan économique, le préjudice causé aux pygmées par la création du PNKB en 1970 est grand en ce sens qu’ils ont perdu les terres et mènent une vie d’extrême précarité.

 

Le projet sera mis en œuvre dans les villages entourant le PNKB. Plus spécifiquement, Pex travaillera directement avec les communautés locales vivant dans six villages de la périphérie Est de la zone d’altitude du Parc qui couvre une superficie d’environ 100 km2.