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Partenariats Territoriaux pour la Conservation de l’Eléphant (PTCE) dans la Comoé

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Le site de mise en œuvre du projet est situé à l’ouest du Burkina Faso, dans la région des Cascades, dans la Province de la Comoé et précisément dans les communes de Bérégadougou et de Niangoloko. Le projet concerne quatre aires protégées, à savoir la Forêt Classée et Réserve Partielle de Faune de la Comoé-Léraba, la Forêt Classée de Niangoloko, la Forêt Communale de Fabédougou et la Forêt Communale de Séréfédougou.

 

La zone d’intervention du projet est, de nos jours, confrontée à trois enjeux majeurs de conservation et de développement. Il s’agit de :

 

  1. La consolidation des acquis, l’accroissement du nombre et de la superficie des aires protégées ainsi que la construction d’un réseau d’aires protégées au niveau territorial ;
  2. La conservation de la biodiversité rare et menacée notamment l’éléphant de savane d’Afrique (Loxodanta africana), une espèce emblématique, classée « En danger » sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN (Mars 2021)
  3. L’intégration de la conservation des ressources naturelles dans la planification et la budgétisation locales en vue d’en faire un levier de promotion du développement local et d’adaptation au changement climatique.

 

Les autres aires protégées du Burkina Faso, telles que la Forêt Classée et Réserve Partielle de Faune de la Comoé-Léraba, la Forêt Classée de Niangoloko, et les Forêts communales de Fabédougou et de Séréfédougou, sont soumises à un processus de dégradation et à l’érosion de leur biodiversité du fait des actions anthropiques illégales notamment l’occupation par les troupeaux d’animaux domestiques à la recherche du pâturage et de l’eau s’accompagnant de mutilations souvent irréversibles d’arbres, la pratique incontrôlée des feux de brousse, la pratique de l’orpaillage, l’insécurité due à l’occupation par des groupes armés terroristes et la criminalité environnementale.

 

Le modèle de gestion et gouvernance partagée des ressources naturelles développé par l’AGEREF/CL et les communes partenaires depuis 2012 contribue à l’atténuation de la dégradation de l’habitat et de la faune et à l’amélioration des biens et services éco-systémiques de ces aires protégées. L’augmentation de la fréquentation de ces sites par les pachydermes au cours de ces dernières années en témoigne. En effet, la population éléphantine qui fréquente les 2 aires protégées est estimée aujourd’hui entre 45 et 60 individus.

 

La population d’éléphants présente dans cette zone se déplace de part et d’autre des deux régions, causant parfois des dégâts et subséquemment des conflits Hommes-Eléphants. Ce programme a pour but de mettre en place un espace partagé Hommes-Eléphants en vue d’en promouvoir une gestion durable, et de permettre d’établir un continuum écologique entre les deux régions (environ 105 Km) propice à la conservation de l’éléphant, espèce emblématique, qui a besoin de grands espaces pour sa survie tout en constituant une opportunité de promotion d’activités socio-économiques (valorisation durable des PFNL dont le potentiel est important et non encore valorisé, tourisme, artisanat, activités culturelles, hôtellerie, restauration, petit commerce, etc.) au profit des populations.