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Création d’une forêt gérée par les communautés dans l’ouest du Ghana et d’une réserve transfrontalière potentielle avec la Côte d’Ivoire

ICON/BTN/arrow/2/arrow-down Created with Sketch. Création d’une forêt gérée par les communautés dans l’ouest du Ghana et d’une réserve transfrontalière potentielle avec la Côte d’Ivoire

Les forêts communautaires de Kwabre à l’Ouest du Ghana (2 500 ha) et de Tanoé en Côte d’Ivoire sont situées des deux côtés de la rivière Tanoé. Elles abritent une biodiversité exceptionnelle avec 1800 espèces de plantes endémiques, 31 d’oiseaux et 35 de mammifères et 49 d’amphibiens endémiques menacés ; elles sont le dernier habitat du Cercopithecus diana roloway, un des 25 primates les plus menacés au monde, ainsi que du Cercocebus atys lunulatus possiblement voire même du colobe de Miss Waldron (déclaré éteint en 2 000).

 

Cet important taux d’endémisme est dû au fait que la région est quasiment inaccessible car inondée pendant une bonne partie de l’année, mais le risque de déforestation reste élevé à cause du développement à grande échelle des cultures de cacao, d’hévéa et de palmier à huile.

Pour assister les populations et réduire l’exploitation illégale des ressources, la Ghana Forestry Commission du Minister of Land and Forestry permet d’en transférer la gestion  aux communautés à travers l’établissement de Community Resource Management Areas (CREMAs).

C’est l’objectif de ce projet, porté par West African primate Conservation Action (WAPCA), qui entend créer une CREMA autour de la forêt de Kwabre pour améliorer la gestion et la protection de la forêt pluviale et réduire la chasse et la coupe de bois illégales.

La Forêt de Tanoé est gérée durablement par les communautés mais comme il n’y a pas d’accord officiel avec la FC de Kwabre, il y a des incursions de gens de l’extérieur qui traversent la rivière et mènent des trafics de produits forestiers et de viande de brousse.

A terme l’idée est donc de créer une aire protégée communautaire transfrontalière pour assurer la protection de la zone entière.

Les bénéficiaires directs du projet sont les communautés de 12 villages, estimées à 25 000 personnes.