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Conservation et valorisation du sanctuaire des oiseaux d’eau du Lac Nokoué (phase 2)

ICON/BTN/arrow/2/arrow-down Created with Sketch. Conservation et valorisation du sanctuaire des oiseaux d’eau du Lac Nokoué (phase 2)

Situé au sud-est du Bénin dans le département de l’Atlantique, le lac Nokoué est la plus importante superficie d’eaux saumâtres du pays (180 km2) et l’une des plus grandes lagunes de l’Ouest africain. Deux catégories d’avifaune se rencontrent sur ce site, partie intégrante du site Ramsar 1018 et Zone d’Importance pour la Conservation des Oiseaux (ZICO) : des oiseaux migrateurs (44 espèces entre paléarctiques et migrants interafricains) et des résidents (54 espèces).

Cet écosystème lacustre est menacé par le développement urbain et par la surexploitation halieutique et des ressources forestières des berges. Les activités économiques principales des habitants de la région du Lac Nokoué sont l’agriculture et la pêche mais ses potentialités touristiques sont également connues au niveau national et international.

 

Le présent projet se base sur les résultats d’un précédent PPI (clôturé en 2013) qui a permis de prendre un arrêté communal de protection intégrale de la mangrove et des oiseaux d’eau sur une partie du Lac (dans les arrondissements de Sô Ava, Vecky et Ouédo) et de lancer la promotion d’une autre forme de tourisme dans le sud Bénin, basée sur l’observation des oiseaux. Il a été ainsi constaté, à travers ces premières expériences, que les visiteurs étaient désireux d’accéder à une meilleure qualité de services, notamment en termes d’accueil, de guidage et surtout de possibilités d’hébergement.

Le projet, initialement prévu pour être étendu à d’autres communes, a été reformulé grâce à l’appui de l’association française Tetraktys, afin de professionnaliser la partie éco-touristique ; en effet, il vise la promotion de la destination touristique « Lac Nokoué », en créant une synergie entre tout type d’acteurs (hôteliers, associations de guides, ONG, artisans, autorités locales et membres de la population) comme levier de développement économique. De manière spécifique, il vise le renforcement des capacités locales afin de promouvoir un tourisme communautaire durable axé sur la protection de l’environnement, la gestion durable des ressources naturelles et l’amélioration des infrastructures d’accueil et de loisirs de base.

 

Le projet sera basé dans l’arrondissement de Dékanmey (petite île lacustre) avec une population de 4241 personnes (834 ménages) mais il aura une portée sur environ 73 km2 dans les arrondissements de Ganvié, Sô-Ava avec une population de 9961,

 

Avagbodji et Aguégués (65 000 hab). Il est cofinancé par le Comité néerlandais de l’UICN qui soutient BEES depuis des années et finance ici des actions parallèles axées sur la conservation des sites de nidification des oiseaux.