• Résolution des conflits Hommes-Animaux

Coexistence Humain – Eléphant dans la région de l’Extrême Nord du Cameroun

ICON/BTN/arrow/2/arrow-down Created with Sketch. Coexistence Humain – Eléphant dans la région de l’Extrême Nord du Cameroun

ACODED est une ONG créée en 2007 et appuyée techniquement par deux associations françaises (Sitatunga et Des Eléphants et des Hommes). Elle intervient autour du Parc National de Waza (PNW) où elle a déjà réalisé un projet PPI en cours de clôture et ayant produit de bons résultats notamment avec le suivi des éléphants pendant leur migration par des gardes-éléphants pour atténuer les conflits avec les hommes et le braconnage.La population d’éléphants du PNW est estimée, d’après les derniers inventaires, à quelque 1 000 individus. Une grande partie de ces pachydermes migre en dehors de l’AP de façon saisonnière. La situation est particulièrement inquiétante et des éléphants continuent d’être braconnés durant leurs migrations, notamment au niveau des frontières tchadiennes et nigérianes. Au cours de ces migrations, les éléphants font également des intrusions dans les champs et détruisent au passage les cultures, ce qui conduit à des conflits avec les paysans.

Les conflits Hommes-Eléphants (CHE) constituent, en parallèle au braconnage, un défi majeur pour une coexistence pacifique entre les deux espèces dans l’extrême nord et génèrent nombre de rancœurs non favorables à la conservation des éléphants et de la faune sauvage en général.

Alors que le précédent projet était concentré sur le PNW, ce nouveau projet propose d’étendre la zone d’intervention à quasiment toute la région de l’Extrême Nord du Cameroun (4 départements sur 6) qui couvre plusieurs AP (PNW, Parc national de Kalamaloué et Réserve forestière de Kalfou) qui sont les zones de convergence des éléphants.

Le projet, qui entre dans sa deuxième phase, vise à contribuer à la préservation de la population d’éléphants de l’Extrême Nord Cameroun et à la promotion d’une meilleure cohabitation durable entre hommes et éléphants en améliorant la perception de la conservation de l’éléphant grâce à l’éducation à l’environnement orientée vers les écoliers du primaire et les populations victimes des CHE ; en protégeant les éléphants grâce à un dispositif continu de suivi lors de leurs migrations et en mettant en œuvre des solutions techniques adaptées au contexte de l’Extrême Nord pour atténuer les CHE.

Ce projet bénéficiera à environ 25 000 ménages soit 200 000 personnes.