• Amélioration de la gouvernance territoriale

Amélioration de la gouvernance territoriale et soutien à la cogestion à la périphérie du Parc National de la Bénoué

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Le Parc Nationale de la Bénoué (PNB), jadis connu pour sa riche biodiversité et ses magnifiques habitats, est caractérisé aujourd’hui par une zone périphérique densément peuplée où l’on retrouve une importante population anciennement migrante et désormais sédentarisée. Ceux-ci viennent de l’extrême Nord, du Tchad, du Niger, du Nigeria et de République Centre-Africaine. Cette population ne cesse de croitre et est désormais estimée à plus de 60 000 habitants.

 

En raison de la pauvreté des riverains et d’une gouvernance territoriale défaillante entrainant un manque d’aménagement du territoire, de planification et des conflits d’usages, les Zones d’Intérêt Cynégétiques (ZIC) 1 et 4 de la périphérie Ouest du Parc ont subi une dégradation importante et connait une généralisation des conflits d’usage, une augmentation de l’insécurité et l’envahissement des corridors de migration de la faune par des champs agricoles. Les études récemment menées ont prouvé qu’à l’Est de l’aire protégée, le fleuve Bénoué qui est la limite entre le PNB et les ZIC 2, 3, et 9 est également, avec ses affluents, une importante zone pour la biodiversité. Elle constitue un refuge pour les derniers groupes de mammifères emblématiques vivant au sein du complexe, tels que les éléphants, lions, panthères, Elands de derby ou encore les buffles.

 

Cette périphérie Est du PNB connaît également actuellement une dégradation rapide du fait de l’installation massive de migrants à la recherche de terres, après n’avoir pas pu s’installer à l’Ouest du PNB déjà surpeuplé et fortement anthropisé. On assiste à la multiplication des villages d’éleveurs nomades, ainsi qu’au développement des sites d’orpaillage. Une autre menace importante réside dans le braconnage endémique et le trafic des défenses d’éléphant et d’hippopotames, des dents et des peaux de grands carnivores.

 

Le projet se déroulera essentiellement dans les villages riverains des ZIC 2, 3, et 9 de la périphérie-Est du Parc et dans les Zones d’Intérêt Cynégétiques à Gestion Communautaire (ZICGC) 1 et 4 de la périphérie Ouest et dans le Sud du Parc. La zone du projet est localisée à environ 205 Km de la ville de Garoua, ville où se situe le siège du CERAF-Nord. Le projet fait suite à 2 autres projets financés par le PPI. L’un en 2014 porté par l’association Mayo Rey Conservation (MRC) et l’autre en 2017 par l’association CELDIE.

 

L’objectif de ce projet est de soutenir une gestion intégrée et durable des ressources naturelles et des écosystèmes du Parc national de la Bénoué et sa périphérie.