L’Association de Gestion des Ressources Naturelles et de la Faune de la Comoé-Léraba, a pour mission de promouvoir la gestion durable des ressources naturelles et de la biodiversité au Burkina Faso au moyen d’une approche participative qui combine les nécessités de conservation aux aspirations légitimes de bien être des communautés.
Mission
Actions
- Promouvoir une gestion communautaire et une utilisation durable des ressources naturelles et de la diversité biologique ;
- Valoriser et gérer les ressources naturelles de façon à soutenir le développement local;
- Promouvoir la prévention et gestion des conflits, la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de la coopération transfrontalière.
Genèse
Créée le 25 février 1999 dans le cadre du projet GEPRENAF, l’Association de Gestion des Ressources Naturelles et de la Faune de la Comoé-Léraba (AGEREF/CL) promeut la gestion communautaire et durable des ressources naturelles et de la faune dans les forêts classées de Diéfoula et de Logoniégué. Celles-ci ont été fusionnées pour former la forêt classée et réserve partielle de faune de la Comoé-Léraba, une aire naturelle de 125 000 ha située à l’ouest du Burkina Faso, à la frontière avec la Côte d’Ivoire.
Depuis sa création, l’AGEREF/CL assure la gouvernance et la gestion durable de ce massif et de ses périphéries, sous forme de concession communautaire, à travers: l’aménagement et la protection des ressources (infrastructures, entretien des pistes, surveillance villageoise), le suivi écologique (inventaires fauniques), la valorisation des ressources (chasse sportive, écotourisme, pêche, miel, beurre de karité), ainsi que l’adaptation et l’atténuation du changement climatique (restauration des terres, pratiques agroforestières, énergies renouvelables).
Depuis 2018, en plus des effets croissants de la crise climatique, la zone d’intervention fait face à une double crise sécuritaire et humanitaire. Sur le plan sécuritaire, la répétition d’attaques terroristes cause des victimes civiles et militaires, détruit les infrastructures sociales et économiques (écoles, centres de santé, points d’eau, routes, ponts, marchés) et installe un sentiment d’insécurité, tout en provoquant des mouvements de PDI qui accentuent la pression sur les ressources et les services de base dans les sites d’accueil.
Sur le plan humanitaire, la combinaison des attaques, de la destruction des récoltes, des biens et des infrastructures, et de la multiplication des conflits communautaires a plongé la région dans une crise grave. Les populations touchées se retrouvent en grande précarité, manquant de nourriture, d’eau, d’abris et d’équipements. Les femmes et les jeunes, déjà vulnérables, sont les plus affectés (perte de moyens d’existence, violences basées sur le genre, décrochage scolaire, absence de perspectives économiques durables).
Pour poursuivre ses actions dans ce contexte de triple fragilité (sécuritaire, climatique et humanitaire), l’AGEREF/CL a adapté son approche en intégrant de nouvelles thématiques. Outre la conservation et l’adaptation/atténuation climatiques, elle intervient désormais en aide humanitaire, prévention et gestion des conflits, promotion de la paix et de la cohésion sociale, coopération transfrontalière et relance post-crise.