• Résolution des conflits Hommes-Animaux

Conservation de la biodiversité à travers la sédentarisation de l’élevage

ICON/BTN/arrow/2/arrow-down Created with Sketch. Conservation de la biodiversité à travers la sédentarisation de l’élevage
  • Bénéficiaire SEKAKOH
  • Montant du projet 149 786€
  • Subventions FFEM 74 857€
  • État du projet en cours

Le Parc National de Mpem et Djim (PNMpD), d’une superficie de 97 480 ha, il est situé dans la région du Centre, département du Mbam et Kim, arrondissement de Yoko. De forme circulaire, le PNMpD est presqu’entièrement délimité par des cours d’eau dont les principaux sont le Djim et le Mpem. Le parc est situé dans la zone d’écotone (mosaïque forêt-savane), ce qui lui confère une grande richesse d’habitats. Au total, neuf formations végétales ont ainsi été identifiées en 2021, ainsi qu’une grande diversité spécifique. Cette diversité est notamment observable chez les oiseaux avec 357 espèces identifiées et chez les primates : singes tantales et babouins olive dans les savanes boisées, arborées et herbeuse, chimpanzés, hocheurs à nez blancet cercocèbes à joues grises dans les forêts primaires et secondaires, et moustac, pogonias et cercopithèque de Brazza dans les forêts marécageuses.

 

Le pastoralisme est l’une des principales activités économiques pratiquées dans la périphérie du Parc National de Mpem et Djim (PNMpD). Cependant, les études socioéconomiques (Nzie, 2021) réalisées en prélude à l’aménagement du parc, mentionnent l’absence d’un plan d’affectation des terres, l’insuffisance des zones de pâturage traditionnel, leur envahissement par les espèces végétales invasives et l’arrivée des transhumants en saison sèche. Par conséquent, le parc est saisonnièrement envahi par des bovins, ce qui entraine une érosion de la biodiversité faunique et floristique. Les dégâts causés par les animaux domestiques en milieu sauvage sont particulièrement visibles au niveau de l’état de santé de l’habitat, mais également au niveau de l’augmentation des conflits Homme-faune.