Nouvelles du terrain: The Development Institute.

Published on 24 juin 2021
ICON/BTN/arrow/2/arrow-down Created with Sketch. Non classifié(e)Nouvelles du terrain: The Development Institute.

Améliorer la gouvernance territoriale, la conservation des tortues de mer et les moyens de subsistance durables dans la lagune Ramsar d’Anlo-Keta (Ghana)

 

Histoire de The Institut Development

 

Le site Ramsar du complexe de lagunes d’Anlo-Keta (AKLCRS) est situé dans la région de la Volta, au sud-est du Ghana. Il s’agit de la plus grande lagune du Ghana. Elle possède plusieurs écosystèmes différents tels que des eaux saumâtres, des plaines inondables, des marais, des mangroves et de belles plages. Le site abrite une biodiversité importante avec environ 80 % des oiseaux aquatiques du Ghana, des tortues de mer (dont les trois espèces menacées du Ghana – la tortue verte, la tortue luth et la tortue olivâtre) et le sitatunga d’Afrique de l’Ouest. La tortue luth, reconnue par l’UICN comme étant en danger critique d’extinction, est l’espèce la plus fréquemment observée sur le site.

Les principaux problèmes liés à la conservation de la biodiversité dans l’AKLCRS sont le manque d’implication des communautés dans les processus de gouvernance et de gestion, le braconnage, la surexploitation des ressources naturelles et l’utilisation de pratiques de subsistance non durables.

 

Aperçu du projet PPI

 

Afin de soutenir les efforts de conservation des parties prenantes telles que l’association locale de conservation des tortues de mer (STC) et l’administration forestière du Ghana (Division de la faune), DI a conçu un projet axé sur l’amélioration de la gouvernance et de la gestion communautaire de la SRLAC, ainsi que sur l’introduction de formes alternatives et durables de subsistance pour les communautés d’Akplortorkor, Agbledomi, Atiteti, Fuveme et Dzita, toutes dans le district d’Anloga. Ce projet a reçu le soutien de BothEnd (Pays-Bas) et du Comité français de l’UICN dans le cadre du PPI-5.

Sur ce territoire, nous avons opté pour l’approche CREMA (Community Resource Management Areas) développée par l’administration forestière. Elle garantit une situation gagnant-gagnant dans laquelle les communautés ont le droit de gérer leurs ressources naturelles de manière durable. Cette approche a été testée au fil des ans et s’est avérée très efficace.

 

COVID-19 : Une mise en oeuvre perturbée mais jamais arrêtée !

 

Même si notre projet a démarré dans un contexte mondial d’inquiétude et de restrictions liées à la pandémie de COVID-19, cela ne nous a pas empêchés d’aller de l’avant. Nos premières actions ont consisté à assurer la sécurité de nos bénéficiaires. Chaque communauté a reçu trois kits sanitaires comprenant des dispositifs de lavage des mains (seaux à véroniques), du savon, des désinfectants, des mouchoirs et des masques. En outre, entre avril et juin 2020, et avec l’autorisation des forces de l’ordre, nous avons eu l’occasion d’organiser des séances de sensibilisation avant chaque session d’engagement communautaire au cours desquelles 250 participants ont reçu des informations complètes sur le virus Covid-19 et son mode de transmission.

Ensuite, pour s’assurer que toutes les parties prenantes ont le même niveau de connaissances et de compétences, une série d’ateliers de renforcement des capacités a été organisée pour toutes les parties prenantes. Ceux-ci comprenaient des gardes forestiers, des femmes, des chefs de file de la pêche, des autorités traditionnelles, des représentants des forces de l’ordre (marine et police), des représentants de la Wildlife Division (WD) de la Forestry Commission, des magistrats et de l’assemblée de district. Les ateliers de renforcement des capacités se sont concentrés sur trois domaines principaux : le modèle CREMA, les lois régissant la conservation des tortues de mer (nationales et internationales), et le développement de la pisciculture comme source alternative de revenus.

 

Nos succès jusqu’à présent…

 

Grâce à notre projet, toutes les communautés de l’AKLCRS sont parvenues à un consensus sur l’établissement collectif d’un CREMA. Les zones à conserver ont été délimitées et cartographiées, ce qui indique que les communautés sont désormais prêtes à conserver certaines zones et à utiliser les ressources de manière durable pour leur propre bénéfice et pour l’avenir.

Après nos sessions intensives de renforcement des capacités et de sensibilisation, les communautés ainsi que les autres parties prenantes sont enfin ouvertes à la conservation et à la gestion des ressources naturelles. En conséquence, toutes les parties prenantes sont désormais impliquées et prennent l’initiative d’assurer la durabilité des ressources naturelles.

Un total de 25 jeunes volontaires, représentant les cinq communautés, ont été formés avec succès à la manipulation et à la protection des tortues marines par DI en collaboration avec la Division de la faune. Actuellement, il y a cinq équipes de patrouille (rangers) pour chaque communauté, qui surveillent jour et nuit pour assurer la sécurité et la protection des tortues marines, de leurs zones de nidification et de leurs œufs. Les premiers résultats ne sont pas encore connus.

– 2 arrestations ont été effectuées et les accusés sont actuellement poursuivis ;

– 55 tortues ont été sauvées (composées de tortue olivâtre, de tortue luth et de tortue verte) ;

– 2.000 œufs ont été protégés (tortue verte, tortue olivâtre et tortue luth, dont le taux de survie varie entre 50% et 80%).

Mais ce n’est pas tout, grâce aux sessions de renforcement des capacités organisées pour les agences d’application de la loi, les lois fonctionnent enfin et ces agences travaillent main dans la main avec les communautés pour assurer une gestion durable des ressources.

Enfin, trois fermes piscicoles (d’une capacité d’environ 260 mètres cubes chacune, contenant jusqu’à 2000 poissons) ont été mis en place dans certaines des communautés du projet comme source alternative de revenus et dans quelques mois, le marché aux poissons sera en plein essor, laissant les tortues se reposer !

 


 

Et pour conclure…

Nous sommes conscients que, même si nous avons fait des progrès, nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir. Ainsi, même si nous célébrons nos victoires, nous nous concentrons sur le long terme avec ce projet. Nous pouvons dire avec confiance que nous sommes prêts pour une année 2021 pleine d’action avec des activités plus excitantes comme la restauration de la mangrove entre autres.

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